L'Aéronef et HMS présentent :

DBFC + YAN WAGNER (FR)

Electro . Rock

CHARLOTTE DECROIX DJ-SET (FR)

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    Découvert via le label défricheur Her Majesty’s Ship, DBFC, emmené par le natif de Manchester David Shaw et le parisien Dombrance, est un creuset sonore où se fondent les transes de la musique de club, les divagations mentales de la pop psychédélique et les lames du rock. Un univers électronique et psychédélique très addictif. Leur premier album Jenks vient de sortir, un disque fasciné jusque dans sa forme même par le dialogue entre hommes et machines. Album-véhicule rêvant de virées charnelles, Jenks coupe son carburant électronique aux mélodies pop. DBFC est aussi et peut-être encore plus à apprécier sur scène, où il devient quatuor avec une section basse/batterie.

    « Le duo franco-britannique sort Jenks, un premier album furieusement dansant. » Libération

    Nouvel album : Jenks (Different Recordings), le 02 juin 2017 › Lire la chronique ▾

    DBFC
    Jenks

    
(HMS/Different Record/PIAS)

    DBFC. De loin, on dirait le nom d’un club de foot. De près, l’ensemble tient effectivement de l’équipe de rêve. Mené par Dombrance et David Shaw (ex-Black Strobe, ce pariso-mancunien a également évolué sous les blazes Siskid et David Shaw & The Beat), ce quatuor joue à tous les postes, et s’amuse à détourner les codes acid house, baggy, garage rock, disco ou krautrock pour livrer des morceaux parfaits, bande originale idéale de nuits apparemment sans fin et de petits matins extasiés. Trois ans après un inusable EP inaugural (Leave My Room, 2014) et quelques concerts mémorables, où les amis se transforment en imparable machine à tubes, la bande a enfin livré son premier essai qui dépasse nos plus fols espoirs. Voici vingt ans, The Haçienda fermait définitivement ses portes. DBFC semble bien décidé à la reconstruire, brique par brique, pierre par pierre.

    Thibaut Allemand

    Dans la même veine :

    Kraftwerk – The Stone Roses – Happy Mondays

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    Yan Wagner, un beau patroyme qui s’imprime instantanément. D’emblée ce chanteur de pop électronique à la voix blanche et à la culture technoïde dépareille dans le paysage hexagonal. Arnaud Rebotini ne s’y trompe pas et produit le premier album du Franco-Américain, Forty Eight Hours (2012) qui rassemble un large spectre de références : Kraftwerk, DJ Hell, Undergroud Resistance, Depeche Mode..
    Pour son second disque, à paraître en septembre 2017, Yan Wagner choisit de produire lui-même. Si les synthés analogiques et la boite à rythme (une 707) se taillent toujours la part du lion, le choix de l’expérimenté Jean Louis Piérot (Bashung, Daho) au mixage en dit long sur cette volonté de « sortir de la techno ». Comme en témoigne superbement le premier extrait No Love, porté par cette voix magnétique croisant David Sylvian et Dave Gahan. Dans un autre registre plus bowiesque, SlamDunk Cha-Cha fait monter la température sur le dance floor. Ainsi va ce second album de Yan Wagner, oscillant entre ballades contemplatives et tubes moites.
    Sur scène tenant toujours la barre du bateau derrière son micro et ses séquenceurs, Yan Wagner est accompagné de deux musiciens enrichissant le répertoire de leur groove imparable.

    « Le meilleur chanteur de la scène électro laisse parler le crooner qui est en lui, quelque part entre Sinatra et Bowie. On attend son deuxième album pour septembre. Vivement la rentrée ! » TSUGI

     

    Nouvel album : This Never Happened (Her Majesty's Ship / [PIAS]) - Le 1er septembre 2017 › Lire la chronique ▾

    YAN WAGNER
    This Never Happened
    (Her Majesty’s Ship / [PIAS])

     

    Forty Eight Hours (2012) mariait souvenirs fantasmés de la techno pop et songwriting soigné. En compagnie du maître Arnaud Rebotini, le franco-américain Yan Wagner payait son tribut à New Order, Kraftwerk, Depeche Mode (sa voix est d’ailleurs très proche de celle de Dave Gahan), et se payait le luxe de convier Etienne Daho – qui l’inviterait à son tour l’année d’après. Cinq ans plus tard, le trentenaire, auteur d’une thèse pas banale – Constructions et représentations d’un loisir de masse : les discothèques de Paris, New York et Londres (1960-1983) – délaisse un peu la cadence des clubs pour plonger dans une pop électronique richement arrangée (cordes, flûtes, etc.). Produit par Jean-Louis Piérot (Daho, Bashung…), ce deuxième essai aligne tubes imparables (No Love), mélancolie numérique (A River of Blood) et reprend même… Frank Sinatra ! Le casse du siècle, tout simplement.

    Thibaut Allemand