JAAKKO EINO KALEVI + CANNIBALE

Rock Alternatif

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    Date soutenue par Liveurope, la première initiative pan-européenne pour soutenir les salles de concerts en matière de promotion d’artistes émergents.

     

    JAAKKO EINO KALEVI (FIN)

    Figure déjà culte à Helsinki, ce multi instrumentiste autodidacte joue, chante et produit lui-même tous les morceaux qu’il enregistre. Jaakko Eino Kalevi est depuis longtemps considéré comme l’un des espoirs les plus prometteurs de Finlande et devenait en 2015 le premier artiste scandinave à signer chez Domino en 20 ans d’histoire du label !

     

    Dans Out Of Touch, son cinquième album Solo, il s’inspire du temps passé à Athènes, et élargit ses horizons tout en se concentrant sur son être intérieur. « Tout le monde connaît la signification de « déconnecté », et cela a généralement des connotations négatives, comme le manque d’informations les plus récentes, dit-il. Mais être déconnecté peut être l’état idéal. »

     

    Ecrits et façonnés durant l’année 2O17 dans des studios à Helsinki et Berlin, les dix titres de l’album sont les plus riches qu’il ait composés jusqu’à présent. Il y joue tous les instruments, notamment ces lignes planantes de saxophone qui accentuent le groove de l’album. Variant les styles ( remember Gerry Raffer sur China Eddie, tempo Motown sur le psyché This World, dub d’Aegean pour Conceptual Mediterranean (Part 1) ou pop continentale pour People in the Center of the City ), chaque titre est marqué par la chaleur et les élégantes mélodies de Jaakko Eino Kalevi. Les baroudeurs  auront peut-être croisé cet ancien chauffeur de tram dans les rues d’Helsinki ! Les voyageurs immobiles ont pu suivre quant à eux toutes les avancées musicales de cet artiste touche-à-tout : à proximité du groupe belge de new-wave Aksak Maboul pour une série de dates en 2016, sur l’album de Man Duo (son groupe de synth),Orbit, ou plus récemment sur l’American Utopia de David Byrne !

    Nouvel album : Out of Touch (octobre 2018 / Weird World) › Lire la chronique ▾

    Cannibale
    Not Easy to Cook
    (Born Bad)
    En concert chez nous le 17/03

    Au prétexte qu’ils ont dépassé la quarantaine, que certains membres reviennent de loin – ils ont payé leurs factures en accompagnant Johnny – et qu’ils signent ce deuxième album sur le label rock le plus respecté de France – Born Bad – on aurait vite fait de cataloguer « Easy to cook » dans le haut du panier de 2018. En réalité, cet essai est plus que ça ; c’est une découverte de la jungle avec le son des crapauds, la visite du continent Exotica bercé par les vieilles compilations des années 60 avec des bouts de ska ou de dancehall coincés sous le radeau. En bref : du rock sans guitare avec une double ration de groove cuisiné patiemment par des mecs n’ayant plus l’âge de faire dans la musique à emporter. Not Easy to cook est donc un disque qui cuit lentement. Et si vous comptiez sur nous pour faire un jeu de mots de petits malins sur leur cannibalisme, allez bien manger vos morts.

    Besterz

  • CANNIBALE (FR)

    « La Normandie, ses villages, ses musiciens. Et Cannibale.

    … Entre No Mercy For Love », le premier album signé de 2017, et le nouveau Not easy to cook, les Frogs – c’est le nom de la piste d’ouverture – ne sont pas passés de la cumbia psyché à l’autotune sur gravier, mais ils sont partis sillonner les routes comme des cyclistes dopés. […] Alors, le secret de Cannibale, c’est quoi ? Etre vieux et mettre la branlée à des kids de 19 ans ayant découvert des tutos de marimba sur Youtube ? Oui, mais c’est un peu plus qu’un groupe de darons. « Le groupe a appris tous les codes sur la route en moins de deux ans » témoigne Jean-Baptiste Guillot de Born Bad. Pour les chansons, ça fait longtemps qu’ils savent faire. Rescapés de différents projets musicaux qui ont tous foiré, les différents membres ont fini par réussir parce que plus rien d’autre que la musique ne comptait. En ça, la trajectoire déviante du groupe n’est pas très éloignée de celle de Vox Low, autre signature maison.
    Mais le plus surprenant dans Not easy to cook, c’est la moiteur qui s’en dégage. Difficile de résumer l’affaire autrement qu’en comparant ces 10 chansons à une cocotte-minute où auraient cuit des bouts de dancehall, de ska londonien et de dub hawaïen décapsulé avec les fesse. C’est là que le disque, enregistré par le groupe dans son village français du bout du monde, réussit un petit miracle : sonner français, mais côté Polynésie française.

    Sur Not easy to cook, on entend des grenouilles, des oiseaux, le bruit de la jungle dans un salon. Ceux déjà traumatisés par le vibraphone d’Arthur Lyman et la Lounge music de Les Baxter devraient se sentir chez eux ; les novices découvriront enfin autre chose que les samedis chez Nature et Découverte. » {bio par Bester Lang}

    Nouvel album : Not Easy to Cook (novembre 2018 / Born Bad Records)