KEDR LIVANSKIY + LE PRINCE MIIAOU

Electro . Pop

LOVA LILITH dj-set

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    Date soutenue par Liveurope, la première initiative pan-européenne pour soutenir les salles de concerts en matière de promotion d’artistes émergents.

     

     

     

     

    Une voix cristalline et fantomatique, des synthétiseurs analogiques d’époque et une grosse tendance à devancer la sienne, d’époque : la moscovite Yana Kedrina a le mérite de faire exactement ce qu’elle veut. Son double musical, Kedr Livanskiy, a beaucoup fait parler les commentateurs du village électronique mondial l’année dernière avec un splendide premier album : quelque part entre le Boards of Canada des débuts, la binarité de Kraftwerk et la radicalité artistique de Laurel Halo, la « techno-pop » de Kedr Livanskiy ne peut que donner des frissons.

     

     

    Le Prince Miiaou c’est dix ans d’existence, cinq albums dans les pattes d’une musicienne dont la noble démarche artistique revendique la liberté d’un félin. Maud-Elisa Mandeau, artiste originale et inventive, crée et expérimente une catégorie à part entière de chansons électroniques aux sonorités modernes, pop tirant vers le rock et l’électro. Derrière Victoire, son dernier opus qui devait s’appeler Perdu d’avance, se cachent des sonorités modernes et agressives où chaque détail a son importance. Un univers à découvrir sur scène ! 

    « La carrière du Prince Miiaou est une ligne faussement droite. […] La musicienne a eu envie de composer un disque avec des dérapages au frein à main. » Bester

    Nouvel album : Victoire (septembre 2018 – No Damn Label) › Lire la chronique ▾

    Le Prince Miiaou
    Victoire

    (No Damn Label)
    En concert chez nous le 22/09

     

    Dans la frénésie des sorties de la rentrée, presque perdu dans la pile des albums vaguement indépendants, le Victoire du Prince Miiaou a vite fait de se démarquer. Son nom déjà, n’est pas un énième mensonge de l’industrie tentant de vous refourguer une fausse promesse : Victoire, cinquième fabriqué à la campagne, est ce qui pourrait être le parfait chainon manquant entre Christine & the Queens (« trop mainstream ! ») Christophe (« trop vieux ! ») et un origami à la fois beau et bizarre. Ici tout ou presque est fait à la main, il y a un tube pour post ados rejetés (Poisson) et assez de rébellion pour rhabiller dix chanteuses de télé-crochet. Est-ce de la chanson française électronique ? Ou de l’indie ne jouant pas la carte de la précarité sur les refrains ? En fait, Victoire est impossible à caser quelque part, et c’est précisément cette anomalie dans la marge qui donne à l’album tout son charme. On en sort sans savoir contre qui Maud-Elisa Mandeau se bat avec tant de force et de créativité. Ses propres démons peut-être ?

    BESTER