DU 25 au 27 MAI 2017 en partenariat avec Lille3000 et Limitrophe

KOKOKO! EN RÉSIDENCE

  • L’Aéronef ne se contente pas de donner aux artistes des occasions de jouer en public. L’association s’attache aussi, dans les quelques interstices laissés par son planning de concerts, à accueillir des groupes pour des séances de travail et création et des temps de résidence.

     

    A l’initiative du projet KoKoKo! se trouvent les films de La Belle Kinoise. Ses producteurs, Renaud Barret et Florent de La Tullaye, arpentent la RDC depuis une quinzaine d’années et ont plusieurs fois documenté les existences marginales de la capitale congolaise : Pygmées dans  »Pygmées Blues », boxeuses hantant le légendaire stade Tata Raphaël dans  »Victoire Terminus » ou musiciens des rues handicapés dans  »Staff Benda Bilili ». Ce dernier a d’ailleurs été présenté à Cannes et permis à ses musiciens d’entamer une carrière internationale, qui se poursuit encore à l’heure actuelle.

     

    Kinshasa est une ville insensée où la frontière entre performance artistique et la vie de tous les jours n’est jamais claire. Un événement anodin peut prendre une tournure tragi-comique à tout instant. Les conditions de vie, parfois très dures, entraînent une forme d’adaptation et de débrouillardise quotidienne – le  »système K » – d’où le geste artistique n’est jamais totalement exclu, tandis que l’art, lui, ne saurait se défaire du quotidien.

     

    A l’absence totale de moyens matériel conventionnels répondent une multitude d’adaptations générant leurs propres repères esthétiques : instruments bricolés à partir de déchets, recherches bruitistes provoquées par le matériel disponible, chorégraphies adaptées, etc. Impossible de discerner l’intention de la nécessité mais aussi d’ignorer l’ébullition permanente que cette liberté de création engendre partout dans la ville.

     

    C’est à la rencontre de cette  »scène » sans nom ni contours que se s’est rendue la Belle Kinoise avec l’intention de filmer qui s’apparente à une Factory à ciel ouvert et à l’échelle d’une mégalopole africaine. L’idée est également de donner à entendre la production musicale issue du bouillonnement découlant du système K.

     

    La Belle Kinoise a donc fait appel au producteur Xavier Thomas, qui sous le nom de Débruit travaille depuis une dizaine d’années à créer de nouveaux territoires sonores aux confins des musiques dites du monde et électroniques.

     

     

    Jeudi 25 mai à 20h30 : Débruit (live) à Gare Saint Sauveur.

     

    Samedi 27 mai à 18h30 : Restitution de la résidence au Club de l’Aéronef (COMPLET)