L.A. SALAMI + PALATINE

Folk . Rock

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    L.A. SALAMI (UK – Folk . Rock)

     

    L.A. Salami a écouté beaucoup de folk. Du Folk avec un F majuscule. Le classique. Sûrement beaucoup de Neil Young, et du Bob Dylan, bien entendu (I Can’t Slow Her Down, No Hallelujahs Now). Ajoutons à cette solide base, des sonorités hip-hop et blues indiscutables (The City Nowadays, Going Mad As The Street Bins), pour celui qui dit aimer tout particulièrement la musique des années 1960 et 1970. On n’en doute pas une seconde, en penchant l’oreille sur sa technique de guitare, ses quelques traits d’harmonica, ses accords plaqués au synthé rétro etc.

     

    Confié à une famille d’accueil à 2 mois, c’est à 21 ans qu’on offre à L.A. Salami sa première guitare. Quelques années plus tard, deux EP voient le jour, puis quelques mois plus tard, c’est son premier album de 15 chansons qui sort. Une semaine de studio seulement lui a été nécessaire pour enregistrer cet album live. Car L.A. Salami n’est pas intéressé par les réenregistrements studio. Et si tu veux tout savoir, il qualifie sa musique de blues post-moderne.

     

    Influencé par ses icônes folk et blues, il s’est constitué une identité musicale forte et s’inscrit dans cette nouvelle génération de folkleux singuliers, qui savent manier la langue et les notes avec autant d’aisance qu’un Usain Bolt sur 100m.

     

    Nouvel album : The City of Bootmakers (sortie le 13 avril) › Lire la chronique ▾

    L.A. Salami
    The City of Bootmakers
    (PIAS)
    En concert chez nous le 05/05

     

    Sans verser dans le storytelling, la jeune existence de Lookman Adekunle Salami est déjà chargée. Enfance à Pecckham, riante lointaine banlieue du South London, familles d’accueil…Sauvé par une mère courage, la poésie, la musique et l’art en général, le résilient L.A. Salami n’est pas un artiste du déni. S’il préfère le folk et le rock à l’electro, cela ne l’empêche nullement d’être un grand portraitiste de son époque et de tendre des passerelles vers le hip-hop. Brocardant le ridicule branchouille sur Brick Lane ou créant la controverse avec Terrorism ! (The ISIS crisis), L.A. Salami est bien de son époque, faute de s’y sentir totalement bien. Soucieux de ne pas s’enfermer dans le protest-song, ce fan de Dylan autant que de Sleaford Mods apporte un soin particulier aux mélodies. Ce qui est particulièrement sensible sur cet album. La trinité folk-blues-rock est bien présente, mais on s’éloigne un peu plus des canons 60’s/70’s bien évidemment par les textes mais aussi via la modernité des arrangements et la fraîcheur du chant d’un L.A. Salami particulièrement en verve.
    Bertrand Lanciaux

    Dans la même veine :

    Adam Green – Francobollo – Ryley Walker

  • PALATINE (FR – Folk . Rock)

     

     

    Découvert avec l’EP Baton Rouge (2016), Palatine revient dans la lumière avec Grand Paon de Nuit, un premier effort mêlant le français et l’anglais fraîchement sorti le 23 mars dernier. Le mélange des influences et la voix charmeuse de Vincent Ehrhart-Devay devraient séduire et confirmer le talent de ce quatuor parisien formé en 2015. Des orchestrations tout en dentelles pour des morceraux dont certains auraient pu être des inédits de la période « Fantaisie Militaire / L’Imprudence » d’Alain Bashung. On pense aussi parfois à la rencontre inopinée entre Mark Lanegan et Nino Ferrer. Palatine séduit tout de suite avec sa poésie noire, son écriture au cordeau et ses arrangements crépusculaires, avec un arrière-goût prononcé de reviens-y.

    Nouvel album : Grand Paon De Nuit (23 mars 2018 - Yotanka)
    Plus d'infos :

    http://palatinemusic.fr/