SHARKO (BE)

Indie . Pop . Rock

MIDNIGHT STUBBLE (BE)

Rock . Blues . Garage

  • Concert Gratuit Abonné : présentez-vous le soir même avec votre carte pour retirer votre invitation, pas besoin de réserver (vous pouvez aussi vous abonner sur place) – Et si vous arrivez entre 19 et 19h30 on vous offre un verre et une visite de la salle et ses backstage, la bonne nouvelle c’est que vous pouvez aussi vous abonner sur place pour profiter de tout ça !

     

     

    Sharko est ce groupe belge qu’on a pu voir et entendre dans les années 2000 au plus fort d’une vague belge indie-pop-rock sans précédent. Le groupe se produisait alors partout en France, enchaînant les albums hétéroclites foisonnants d’idées.

     

    Le nouvel album (sorti ce 28 octobre 2016) est son meilleur: solide, habile et déployé tout du long avec une surprenante cohérence. Un album réunissant onze titres qui témoignent d’un retour en forme et en grâce.

     

    Que d’esprit dans « When I Was Your Age (dark version) » ou d’épaisseur dans « Bring The Girls ». Du tubesque « You Don’t Have To Worry » à l’émouvant « Memphis », cet album est un voyage riche d’un groupe dont on attendait plus tant.

     

    David Bartholomé s’était accordé une pause champêtre avec son album solo (« Cosmic Woo Woo » – 2011) et le retour vers l’univers Sharko a été plus long que prévu, il nous l’explique:

    « Je me suis mis la pression; je voulais revenir avec un album fort, pas uniquement un album « prétexte » pour tourner. La mise en route a été compliquée, je ne savais pas quelle forme ni quelle matière exploiter. J’ai perdu confiance en cours de route, en plus. Je devais donc regagner celle-ci en même temps que trouver une matière convenable, ça m’a semblé insurmontable par endroit. J’ai mis du temps à trouver l’issue. »

     

    Il ajoute:

    « C’est un album… intense avec des moments sombres, mais jamais nombrilistes, et des passages solaires. Il y a « Bring The Girls » bien sûr, pour l’aspect sombre mais aussi « Galileo » et « You Don’t Have To Worry » qui sont des chansons joyeuses, « vintage », j’en conviens… et solaires, j’insiste! ».

     

    Les deux versions de la chanson « Amigoes » qui apparaissent sur l’album? Il explique:

    « Dans la préparation, j’ai développé, incertain, deux ou trois versions pour chaque morceaux de l’album. J’ai eu jusqu’à 27 versions du single « You Don’t Have To Worry » par exemple! Et trois versions de « Waterloo » aux univers très éloignés. Je n’arrivais pas à me décider pour « Amigoes », j’ai donc affiché les deux. »

     

    Il explique la production:

    « Les instruments ont été enregistrés par section dans un seul et même endroit. On y a gagné en cohérence. Les bases ont été soignées au studio Koko à Sprimont. On a ensuite passé une semaine dans une maison de campagne isolée uniquement pour enregistrer les guitares. Basses et batteries ont été enregistrées à l’ICP (un rêve de gosse) et enfin toutes les voix ont été enregistrées chez un ami près de Londres (j’y tenais, pour l’ambiance). »

    Nouvel album : You don't have to worry, sorti le 24/09/16 › Lire la chronique ▾

    Ce septième LP de Sharko s’impose tout simplement comme l’un de ses meilleurs. Le meilleur, sans doute, depuis Feuded, paru en 1999 chez Les Disques Mange-Tout (oui, le label de John Cunningham, Bright Eyes, M. Ward…). Marqué – entre autres – par la crise de la quarantaine (When I Was Your Age prend à partie… Justin Bieber !), ces chansons ne donnent jamais dans le jeunisme.

    Ils sont nombreux, les godelureaux de vingt balais qui vendraient père et mère pour signer un morceau tel You Don’t Have To Worry, tube implacable et immédiat qui donne son titre – et le ton – à l’album. Entre pop songs tombées du ciel (Waterloo, Shalaine), échappées plus terrestres (le doublé guitare-basse de Galileo) ou folk déviant (Woody), nos quatre Belges serpentent, se promènent, glissant dans chaque chanson une étrangeté impossible à égaler. Sharko est sans doute l’un des groupes (belges) les plus passionnants de ces quinze dernières années. Et le prouve encore, s’il le fallait.

    Thibaut Allemand

    Dans la même veine :

    Police – Bobby Lapointe – Saul