L'Aéronef et Radical Production présentent :

SKUNK ANANSIE (UK)

Rock Alternatif . Clit Rock

THE PEARL HARTS (GB)

Rock

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    Après environ 20 ans de carrière en tant que rockeurs britanniques qui multiplient les disques de platine et les tournées dans le monde entier, Skunk Anansie sont « toujours des outsiders », dit Skin, l’emblématique chanteuse du groupe. Cependant, ça leur va. « Les trucs qui te différencient au début deviennent les trucs pour lesquels les gens finissent par t’aimer ».

    Le quatuor de rock alternatif basé à Londres (Skin, le batteur Mark Richardson, le bassiste Cass et le guitariste Ace) s’est avéré être un groupe à part et captivant quand il s’est formé en 94. Une cohorte électrisante qui mettait des claques, menée par une androgyne au crâne rasé et au falsetto inégalable.

     

    Trop heavy pour la scène brit pop et bien trop original pour imiter les sons du grunge américain, Skunk Anansie a tracé son propre chemin. « On est apparu en même temps que le brit rock, mais on n’a jamais vraiment été acceptés par ce style-là. », se souvient nonchalamment Skin. « Nos pairs étaient américains : Rage Against The Machine, Nirvana, Pearl Jam. C’est sûr qu’on n’écoutait pas Blur. »

     

    N’ayant d’allégeance à aucune scène, le groupe s’est propulsé, formant son propre son sauvage et sa propre image : un rock politiquement engagé, brut et vif, le « clit rock », un terme lancé par Skin que les rockers et activistes musicaux adopteraient ensuite pour définir l’émancipation féministe et queer opposée à l’hégémonie de la testostérone dans le rock. Ils se sont attaqué au fascisme (« Baby Swastika »), au dogme ( « Selling Jesus »), à l’amour comme combat (« Weak »,  « Hedonism ») et au personnel-comme-politique (« Yes, Its Fucking Political »). Au début, incapables de comprendre qu’une femme noire soit à la tête d’un groupe de rock, les disquaires grand public ne se sont pas adaptés à ce groupe qui incitait à la révolte, plaçant leurs albums et leurs singles dans la catégorie r&b.

     

    Mais leurs singles explosifs et leurs concerts électrisants leur ont apporté des fans inconditionnels à travers tout le pays et tout le continent. En moins d’une décennie, ils sont devenus un groupe absolument incontournable des années 90, vendant plus de cinq millions d’albums, faisant sept tournées mondiales à guichets fermés et sortant une salve d’albums : Paranoid & Sunburnt en 95, Stoosh en 96 et Post Orgasmic Chill en 99 en signant chez la major Virgin. Skin est devenue une icône, une muse de la mode et une pin-up aussi bien pour les hommes que pour les femmes, chantant en duo avec Pavarotti pour un public avec le Dalai Lama dans ses rangs et jouant avec le groupe à la fête d’anniversaire des 80 ans de Nelson Mandela.

     

    En 2001, il était temps de faire un hiatus. Ce qui était censé être un court répit s’est transformé en neuf années sabbatiques, pendant lesquelles les quatre membres ont canalisé leurs énergies créatives dans différents projets solo. Se regroupant en 2009, le quartet a assemblé leur première trilogie d’albums post-hiatus avec Wonderluste sorti en 2010 chez V2. « Wonderlust parlait de nous, d’être à nouveau ensemble, de nous y remettre. Black Traffic (2012) a été le résultat de notre tournée précédente, de toutes les influences et vues sur le monde politique, social, qu’on a pris sur le chemin. [Le nouvel album] Anarchytecture est un amalgame de ces deux énergies ».

     

    Dans la même veine :

    Pearl Jam – Garbage – Savage Garden