VIAGRA BOYS (SW)

Rock . Post Punk

THE EXPERIMENTAL TROPIC BLUES BAND (BE)

Rock'n'Roll

  • Date soutenue par Liveurope, la première initiative pan-européenne pour soutenir les salles de concerts en matière de promotion d’artistes émergents.

     

    Eux, ils sont prêts à tout ! D’autant plus que leurs exploits ne peuvent pas être homologués. Avec un nom pareil, il y a suspicion, forcément. Il faut dire que ce combo suédois n’y va pas avec le dos de la cuillère : beats survitaminés, basse enflammée, guitares saturées, saxophones et claviers cisaillés. Il n’y a pas à dire : il y a de l’électricité dans l’air et de l’expérience à revendre. Avec un chanteur qui impressionne autant par sa présence scénique que par ses tatouages XXL, nous nous rapprochons de l’une des vraies sensations de cette rentrée. Après une poignée de titres et de concerts chaotiques à souhait, le groupe devient très vite une sensation underground de Stockholm. Qualifié de post-punk, ils jouent une sorte de punk rock rugueux et hypnotique qui soutient les scansions hargneuses et incantations fiévreuses de son chanteur Sebastian Murphy. Leurs premiers concerts en France ont fait grand bruit, des Transmusicales aux Eurockéennes en passant par This Is Not A Love Song et Magnifique Society avec la même efficacité métronomique. Le dernier single qui annonce la sortie imminente de leur premier album a directement été classé « Best New Tracks » par Pitchfork et The FADER, garant du temple du cool mondial !

    Nouvel album : Sreet Worms ( YEAR0001 - 28 sept. 2018) › Lire la chronique ▾

    Viagra Boys
    Street Worms

    (YEAR0001)
    En concert chez nous le 13/10

    Après plusieurs titres fort remarqués, les Suédois de Viagra Boys remettent le couvert sur un format long et font bien plus que tenir la distance. Emmenés par Sebastian Murphy, frontman d’exception, ces vigoureux garçons se frottent aux reliques du punk et new wave pour recomposer un squelette musical qui n’a rien d’un dinosaure. Une clavicule de Birthday Party, une côte des Rezillos, une rognure d’ongle des Talkings Heads, la bile de the Fall et le mental de Joy Division feraient craindre le nid à poussière mais les humeurs circulant dans ce foutoir sont d’une confondante modernité. Ici le mâle rock dominant brame pour que l’on abrège ses souffrances dans de grandes remontées dance. Ce groove mutant, déviant, bipolaire tout en convulsions et contorsions est autant accrocheur que touchant. Autour, ça s’agite ferme devant ce spectacle. Frontal, facial.

    Bertrand Lanciaux

    Dans la même veine :

    Franck Carter & the Rattlesnakes – Warmduscher – Idles en concert chez nous le 30/10