Chronique de disque de Dropkick Murphys

Non, Dropkick Murphys n’a pas inventé le Celtic punk – en 1985, Bérurier Noir glissait une cornemuse énervée dans Vive Le Feu. Mais nos Américains, navrés de ne pas être nés dans le plus beau pays du monde, mêlent depuis vingt ans maintenant énergie punk rock et souffle irlandais. Ce neuvième album témoigne, une fois encore, de l’énergie déployée par le sextet sur les planches. Ces onze nouvelles s’ouvrent avec une tin whistle, le choc mat d’un bodhrán, des guitares saturées et des chœurs virils. De la verte Irlande, Dropkick Murphys a retenu la chaleur des pubs après quelques pintes – laissant de côté la sensibilité à fleur de peau qui émane de cette culture. Qu’importe : de Rebels With A Cause (aucun lien avec le titre homonyme de The Last Resort) à 4 15 13 (date de l’attentat de Boston, la petite Irlande américaine) en passant par le poignant Blood, les classiques We’ll Meet Again ou You Never Walk Alone (hymne du Liverpool FC et des Celectics de Glasgow), nos Américains signent un album digne, honnête et droit, auquel la scène rendra justice comme il se doit.

Thibaut Allemand