Chronique de disque : PAPOOZ

Papooz
Night Sketches
(Half Awake Records)
En concert chez nous le 04/05

 

Soyons honnête avec le lecteur : quand ces deux énergumènes mal assortis ont marqué le premier essai avec Ann wants to dance (2016) on a d’abord cru à un remake français de Dumb & Dumber au goût Tropicana ; ils étaient peu nombreux à croire que Papooz passerait l’hiver. Et pourtant, Ulysse et Armand se sont bien enracinés. Tellement bien qu’on dirait un arbre californien prenant autant sa source dans la forêt Supertramp qu’au sommet de la colline Randy Newman. N’ayant à rougir avec aucune de ces références, le duo livre sur son deuxième album des esquisses nocturnes clairement influencées par le songwriting des années Gerald Ford (1974-1977, en gros) et finement produites par Adrien Durand de Bon Voyage Organisation. Dans un autre style que celui de Theo Lawrence & the Hearts, lui-même influencé par les Etats désunis d’Amérique, ce Papooz n’a finalement qu’un seul tort : avoir choisi un nom qui rime avec flouze et binouze ; deux termes qui collent assez peu à Night sketches.

Bester