COMPLET // CHRISTINE AND THE QUEENS + Paradis

  • FLP présente en accord avec CORIDA :

    COMPLET // CHRISTINE AND THE QUEENS + Paradis

    vestiaire sur place : 2€

    Christine and The Queens, c’est quand même bien pour de vrai. C’est d’abord trois EP : « Miséricorde », « Mac Abbey » et « Nuit 17 à 52 ». C’est une sélection dans le peloton de tête du CQFD des Inrocks. Christine and The Queens, c’est des concerts de chauffe, seule en scène avec son ordinateur, puis des premières parties au côté de The Do, puis de Stromae. C’est une prestation à la grâce saisissante aux Victoires de la Musique où elle est nominée dans la catégorie « Révélation Scène ». Enfin, c’est une fille qui plonge très vite dans la conception d’un album, qui écrit une trentaine de titres pour en retenir onze. Une fille qui retourne à Londres et s’enferme avec celui qui réalisera l’album avec elle – Ash Workman (Metronomy) – et deux frères multi-instrumentistes – Michael Lovett et Gabriel Stebbing. Christine sait parfaitement ce qu’elle veut (« Less is More ») : un minimalisme puissant ; le moins d’instruments et de pistes possibles mais partout : l’imparable des rythmes, l’évidence organique des voix, la recherche de teintes contemporaines (notamment dans l’alliage analogique / électronique), et le renfort inspiré des cordes. C’est au final : « Chaleur Humaine », portrait de Christine et de ses soeurs queer. Autant dire : une échappée loin des corsets et des cases. Un hommage à l’imprévisible, à la rencontre, à l’invention de soi et du corps (qui devrait toujours survivre à la jeunesse !). Un album écrit majoritairement en français mais cultivant de subtils virages vers l’anglais et s’autorisant, au passage, une reprise très inattendue : « Les Paradis Perdus » de Christophe.

    Bientôt Christine sera évidemment de sortie : sur scène. Pas de terreur, tout au contraire : c’est l’ultime refuge où elle existe pleinement et vraiment. Là, d’autres phares : Pina Bausch, Bob Fosse, Chaz Buzan, Maggy Marin… Elle s’y prépare comme une athlète. Car la scène musicale doit être performance. Un « show » freaky et pop qui mêlera musique, théâtre, danse et vidéo : toujours à l’image de l’héroïne qui vient de naître.