GHINZU + SOLDOUT

  • Attention : Ce concert est désormais COMPLET !

    Ghinzu

    www.ghinzu.com

    Si la culture pop belge se distingue par sa capacité à produire des Frankenstein musicaux, capables de tirer les leçons de chaque nouveau courant, d’assimiler les gimmicks de chaque tube radiophonique pour les régurgiter avec passion et panache, alors Ghinzu incarne assurément l’un des meilleurs représentants actuels de son versant rock. Longtemps comparé à Muse pour ses ballades ambitieuses, ses penchants romantiques et son intensité scénique hors du commun, le quintette bruxellois a récemment livré un troisième album « Mirror mirror », qui sonne comme une synthèse de tout ce que ces dernières années ont pu produire d’efficace avec des guitares ou des synthés. Capables de faire chialer un fan de Coldplay, danser un clubber parisien ou d’affoler les hormones d’une groupie des Strokes, John Stargasm et ses mercenaires sont prêts à mettre le monde à genoux et l’Aéro se trouve – Dieu merci – sur leur feuille de route.

    Soldout

    http://www.myspace.com/wearesoldout

    GHINZU vu par Kill Doll, aéronaute lacanienne

    Vous avez lu des contes de fées ? Vous savez, ces contes de notre enfance, connus, appris par cœur, pris comme historiettes sympathiques pour nous endormir le soir ! Et bien oubliez tout ! Les chaperons rouges, Cendrillon et pays des merveilles d’Alice vont vous exploser à la figure ! Ce ne sont que des autres facettes de nous-mêmes, créer pour illustrer nos envies les plus profondes, nos perversions les plus folles, nos fantasmes les plus délurés. C’est tout à fait dans cet esprit que notre groupe mégaphoniquement câblé évolue. Ghinzu, c’est en fait une sorte de gourou de la psychanalyse. Il livre son message à celui qui veut bien gratter le vernis protecteur. Ça me fait penser à ce jeu où, pour découvrir le message secret, on devait glisser le code écrit dans une pochette spéciale. La feuille de gélatine rouge posée sur le dessus nous révélait alors le secret tant attendu. Chez nos rockeurs, on retrouve cette dualité, dans l’antre textuel de la bête. On voit des images apparaître : une femme, la légèreté de son habit, une sœur, la protection, un sourire, du rouge à lèvres. Et là tout à coup, comme une bombe à retardement qui exploserait trop tôt, se superposent à cette vision idyllique d’autres images subliminales : la chienne de femme, la fuite en avant, la destruction, les flammes de l’enfer, un soupçon de satanisme, une bonne dose de narcissisme et surtout ce miroir… en fil rouge de toute cette histoire musicale.
    Ecouter Ghinzu c’est pénétrer dans un monde double où la réalité n’est pas ce qu’on croit. Envahi par le flot du rythme, on ne contrôle plus rien. Hypnotisés, agissant comme des momies les soirs de pleine lune, comme des vampires à l’approche du sang, la musique agit sur notre esprit comme une puissante absinthe hallucinogène.
    Sur la toile, on peut même lire que le nom du groupe fait référence à la marque de couteau Ginsu dont l’amorce est « plus on coupe, plus il s’aiguise ». Bouhh… Mirror Mirror…La traversée du miroir est une exploration de l’inconscient… à bon entendeur…. Venez faire une psychanalyse de groupe !