KLUB DES LOOSERS

  • KLUB DES LOOSERS

    Si les instrumentaux de ses morceaux sont toujours aussi chaleureux voire régulièrement poppy, puisant allègrement dans le jazz et la variété des années 60, on n’est toujours pas près, pour autant, de faire tournoyer sa jupette ou d’entamer une farandole sur un disque du KLUB DES LOOSERS.

    FUZATI demeure le chantre de la déprime, des cendriers qui puent, des plateaux-télé fadasses, du sexe triste… Le dernier épisode en date de ses aventures (« La Fin de L’Espèce », paru en mars dernier) suinte toujours la sinistrose, la frustration et la résignation. Les textes oscillent entre boutades (« On t’a pas dit à quel point tu ne sers à rien ? Si tu étais dans un groupe, tu jouerais du tambourin ») et fulgurances amères (« Nous sommes de la mauvaise viande, pas facile d’être tendre ») et convergent sur le thème de la reproduction, ou plus précisément du refus de la paternité en milieu préapocalyptique. Les « papapapa » des chœurs pop deviennent ainsi des « pas papa » revendicatifs, la légèreté de la musique vite mise à mal par la noirceur du propos, le violent manque de foi en un avenir plus radieux. Une œuvre crue et désespérée, au sens littéral du terme, qui donne au « no future » des punks une résonance bien singulière.

    ROGER MOLLS

    Roger Molls est un autodidacte touche-à-tout. A partir de 2001, il réalise de nombreux courts-métrages, clips et vidéos expérimentales. Ses réalisations vidéo étant principalement guidées par la musique, il décide de franchir le pas et compose ses premiers morceaux courant 2007. Il multipliera les maquettes et intégrera diverses formations musicales pour finalement très vite monter son projet solo.
    C’est avec tout ce savoir-faire audio et visuel et cette passion qui l’anime qu’il se lance dans la réalisation de son premier album, s’entourant pour l’occasion de rappeurs américains et de quelques DJs européens. Mélangeant hip hop, abstract et trip hop, développant une « french touch » dans un univers très anglo-saxon, s’entourant de vieux magnétophones à bande au milieu de nouvelles technologies, c’est une oeuvre et un univers très personnel qu’il nous propose.