L'Aéronef en accord avec Yuma présente :

MAES (Fr)

Rap

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    En raison de l’épidémie de Coronavirus, le concert de Maes initialement prévu le 02 octobre est malheureusement annulé. Vous aviez acheté un billet pour ce concert, voici les solutions qui s’offrent à vous :
    1- Pour un remboursement :
    Les billets achetés par carte bancaire seront remboursés automatiquement par virement dans les plus brefs délais (max 60 jours). Attention, selon les cas, l’émetteur de ce virement sera « Pay-green », notre prestataire pour les encaissements, « L’Aéronef » ou « Les Spectacles sans gravité », le nom officiel de notre association.
    Pour tous les autres moyens de paiement, si vous avez changé de carte bancaire récemment ou si vous avez changé de banque, merci de nous écrire ici.
    2- Pour soutenir notre association :
    Certain.e.s ont déjà fait le choix de ne pas être remboursé partiellement ou en totalité, et ce pour soutenir toutes les activités de notre association en cette période de crise (organisation de concerts, action et médiation culturelles, soutien et accompagnement d’artistes). Nous vous laissons bien évidemment le choix de cette décision en nous en informant par email, en précisant :
    – dans le corps de mail : votre nom, prénom et l’adresse email utilisée lors de l’achat, et le nombre de places à ne pas rembourser

     

    Merci de votre compréhension.
    Portez-vous bien et à bientôt.
    L’équipe de L’Aéro

     

     

     

    Aucun rappeur ne ressemble à Maes. Avec son nouvel album, Les derniers salopards, le natif de Sevran prouve qu’il fait définitivement partie des poids lourds du rap français, de ceux sur qui il faudra compter encore pas mal de temps. En fait, il s’agit ici d’une concrétisation : après le succès de Pure, sorti en 2018, il lui fallait prouver que ce succès n’était pas éphémère, que le bonhomme ne serait pas de ceux qui disparaissent aussi vite qu’ils sont venus.

     

    Il faut dire que qu’il évolue désormais sur des bases solides : Pure est disque de platine, sa chaîne Youtube totalise 220 millions de vues, et sa dernière tournée nationale a affiché complet. Tout s’est fait grâce à l’authenticité, au récit d’un type sorti de la street, mais éternellement attaché à elle, à cette ville du 93 devenu en quelques années l’un des épicentres du rap français. L’épicentre de Maes, c’est la cité des Beaudottes, qui l’a vu grandir, et à laquelle il rend sans cesse hommage.

     

    Sa force, c’est le rap, certes. Mais aussi le chant. L’autotune n’est pas abusif, il est un réel apport de couleur. Car Maes maîtrise suffisamment les mélodies pour s’en passer dans l’absolu. Mais sa volonté musicale est autre, comme le montre le premier single extrait de ce nouvel album, Distant. Et puis, il y a ce côté repenti : « Je parlerais plutôt de maturité, précise-t-il. La repentance peut se faire à tout âge. Cet album, c’est une revanche sur le temps, sur mes croyances, et sur moi-même. » La prison, qu’il a connue il y a trois ans, est désormais derrière lui. Ou presque. « Ca m’inspire toujours, j’ai encore des frères au placard. Il y en a qui tombent tous les jours, qui en sortent tous les jours. Ca fait partie de ma vie, de la cité. »

     

    Cette revanche se traduit par des cartons comme Billet Vert (44 millions de vues), qui l’a révélé au grand public, ou plus récemment Madrina (84 millions), l’un des singles majeurs de l’année passée, en featuring avec Booba. Ce dernier est une nouvelle fois présent sur Les derniers salopards, tout comme deux autres mastodontes du rap français : Ninho et Jul. Maes travaille à l’affect, y compris avec de fidèles beatmakers comme Denza ou DST. Savoir s’entourer des meilleurs, ne pas mentir, ni à soi-même ni au public… C’est peut-être là la clé de l’authenticité. Les derniers salopards en est un nouvel exemple.