OWEN PALLETT + LES FRERES NUBUCK

  • Les Frères Nubuck

    http://www.myspace.com/lesfreresnubuck
    www.sorrybut.com

    Comme beaucoup de groupes Rhône-Alpins, les Frères Nubuck n’ont jamais réellement pu dépasser la malédiction du patronyme pourri choisi en début de carrière. Auteurs de 3 albums aussi méconnus qu’incontournables depuis 2005 (dont le récent “Disque Mineur, Fin de Règne Animal”), les Frères Nubuck ne cessent de faire paraître sur leur propre label “Sorry But Home Recording Records” leurs productions aux mélodies nerveuses et aux textes vicelards, fiers de leur poésie crasseuse ou illuminée.
    En concert, ce combo profondément moderne dans sa proposition et archaique dans son monde de fonctionnement est prêt à tout pour servir la cause de vignettes pop ou de balades lunaires, sur fond de système D musical et de bordel apparent. C’est en véritable électron libre, turbulent et agité, faisant le con une minute et vous bouleversant celle d’après, que le groupe débarque sur Lille.
    A la tête du projet, deux frangins, Chris Gontard et Rémy Chante, nourris à la pop sixties et à la chanson alternative (Jérôme Minière / Magnetic Fields / François de Roubaix / Jonathan Richman / Diabologum…), traitent du quotidien de l’homme moderne avec fragilité et aplomb, amateurisme et élégance.

    Owen Pallett

    http://www.myspace.com/ffinalffantasy

    C’est à Owen Pallett qu’on doit les parties de cordes et d’orchestre de nombreuses pièces-maîtresses de l’indie-pop de ces dernières années, parmi lesquels « Neon Bible » d’Arcade Fire, « Yellow House » de Grizzly Bear, « The Flying Club Cup » de Beirut et « The Age of the Understatement » de The Last Shadow Puppets. Plus récemment, il a griffonné des partitions pour le « Yes » des Pet Shop Boys et joué de l’archet sur « The Boy Who Knew Too Much » de Mika. Ses qualités d’arrangeur et de violoniste ne doivent toutefois pas occulter celles, plus flagrantes encore, de l’auteur-compositeur-interprète. Owen Pallett officie depuis plusieurs années sous le nom de Final Fantasy, nom emprunté à l’inépuisable série de jeux vidéos japonais. Seuls points communs entre ses chansons et la saga héroïque nipponne : un certain sens du dramatique et du baroque et une richesse formelle peu commune. Les compositions de Pallett concilient en effet des préoccupations très pop (concision, qualités mélodiques, douceurs de timbres) et des ambitions plus savantes (harmonies complexes, structures alambiquées, irrégularités rythmiques). Son tout nouvel album, le splendide « Heartland » permet d’embrasser l’ampleur du talent du Canadien et confirme la singularité de son univers raffiné et fantasque. Il nous tarde de voir sous quelle forme il va tenter de le transposer sur scène.

    La video de LewisTakes Off His Shirt

    Final Fantasy @ Hillside from NOW Magazine on Vimeo.

    L’album « Heartland » d’Owen Pallett, vu par Charly

    Final Fantasy nous faisait rêver avec des nuages qui font caca, Owen a les pieds sur Terre. Il nous dit qu’on peut pleurer en promenant son chien, et en se rendant compte que pour une fois il est tout calme, et nous regarde avec un air pathétique. On a envie de le tuer, on a envie de se tuer, ou alors c’est l’écharpe sur laquelle notre respiration devient humidité glaciale. On fonce, on traîne derrière nous la déprime canine, et chez soi, cheminée en route et chauffage à pétrole, on allume la chaîne hi-fi, toujours ce même disque qui obsède la nuit d’hiver rougie par la neige… Les mains sous le jet d’eau chaude, il y’a bien le violon d’antan, on pense à du bois, un truc qui réchauffe, et on se brûle comme à chaque fois. Vous avez entendu parler de ce territoire en forme de cœur où tout le monde s’aime ? Jesus, tu n’es plus seul…