TEITUR + BOBIK OU SACHA

  • TEITUR

    Aux îles Féroé, coin paumé et froid situé entre l’Ecosse et l’Islande, on peut, il faut l’avouer, assez vite se faire royalement chier. On s’occupe alors du mieux qu’on peut. Certains attendent patiemment la fête traditionnelle annuelle qui consiste à aller buter à la machette des dauphins (sic !) dans une petite crique. D’autres, moins sociables et moins fun, ont décidé de faire de la musique, comme ce cher Teitur. Celui là, plus casse-cou que la moyenne s’est enfui de son archipel pour rejoindre le Vieux Continent. Pas de bol : il s’est retrouvé à travailler sur l’écriture de l’album de Nolwenn Leroy (« Le Cheshire Cat et Moi »), assurant même quelques premières parties de ses concerts… Inconscience ? Témérité ? Ne partez pas en courant, en tous cas : l’écoute des œuvres personnelles de Teitur est bien moins douloureuse que celle de sa copine bretonnante… A vrai dire, si on l’a programmé ce trimestre et plus spécifiquement dans le cadre d’une soirée gratuite pour les abonnés, c’est parce qu’on sait le garçon capable de vous dresser les poils des bras et de vous cueillir sans que vous ne l’ayez vu venir. Derrière sa guitare, son piano et ses allures timides, se terre en effet un songwriter d’une grande délicatesse. A l’aise sur les ballades nostalgiques (écoutez son « Josephine ») comme sur les pop-songs joviales (« Catherine The Waitress »), le Féroïen a plus d’une corde à son arc mais toutes ses flèches atteignent leur cible : le coeur.

    http://teitur.com

    BOBIK OU SACHA

    Pour rester sur les cordes, ce sont celles des violoncelle, guitare et piano de Bobik ou Sacha que l’on verra pincées ou caressées en début de soirée…

    crédit photo : Greta Vernaeve

    « La musique du hasard, un violon, un violoncelle, le piano de Mr Rhodes, une basse électrique ou une guitare fabriquée en 1962 à Neptune (New Jersey) avec des paillettes dessus, lipstick pickups et le son à lampe des 50’s, quelque chose de pop et quelque chose d’ancien, une musique transparente, un peu d’électricité, un peu d’ombre. ça ressemble à un quatuor à cordes déclassé et corrompu ou alors à un groupe de rock tamisé tombé dans le piège de la sentimentalité et la boue sombre du folk. »

    plus d’infos et de sons : www.myspace.com/bobikousacha

    Avec Marie Eberlé (violoncelle, voix), Guillaume Hairaud (musique, guitare, basse, voix), Maud Kauffmann (violon, voix) et frédéric tentelier (musique, piano Rhodes, Banjolélé voix).

    Groupe soutenu par le R.A.O.U.L. – réseau musiques actuelles en région Nord-Pas de calais » www.reseau-raoul.com