THE BITCH GOES ON#2 avec THE PROXY, DJEDJOTRONIC et AUTOKRATZ

  • Les murs de l’Aéronef se souviennent de la première soirée « The bitch goes on ». C’était en 2007 et Justice avait enflammé une salle pleine à craquer.
    18 mois plus tard, la bitch est de retour et on peut s’attendre à un tsunami de beats electro avec la venue des 3 jeunes DJs / producteurs les plus excitants du moment. La Russie, la Grande Bretagne et la France reforment la triple entente : c’est reparti comme en 14…

    Charly chronique l’album d’Autokratz

    AUTOKRATZ – Animal

    Les aventuriers de l’album perdu. Autokratz a sorti cette année un album passé inaperçu. La faute à une multiplication, division suivie d’une addition, de productions électroniques venant de toutes les courbes de la planète. Même en Afrique ils se sont achetés des laptop, vous imaginez le bordel que ça fout ici, en Angleterre, où naquit la musique électronique des riches garçons. Outre cet état de fait, il y’a également cette fichue electro-clash sur laquelle on se plait à cracher depuis 2 ans, et cette electro saturée finalement refoulée des nightclubs hype où elle a prospéré. Autokratz est le péché coquin de Kitsuné. La découverte electro-clash qui ne dit pas son nom, sous des apparences chic. Je ne jetterai pas la pierre, Kitsuné adore The Faint (sous-titré revival-electroclash-démodé par le finalement inculte Vice) et vu la pléthore de découvertes du label, on a les yeux humides et les gambettes tremblantes. Se perd-on ? Se trompe t’on de sujet quand on écoute cet Animal ? Je devrais me repencher sur la multitude d’arpieggiator, tous ces symboles 80s, ces légères mélodies de synthétiseur. Je m’y accroche, parfois avec peine, surtout quand ça devient vainement puissant. Autokratz aurait dû jouer, du début à la fin, la carte de la subitlité et du raffinement. Pas facile dans un monde de beats où celui qui fait le plus parler de lui est celui qui tire son épingle du jeu, non pas en étant créatif, mais en ayant la meilleure communication. Biensûr ce n’est pas l’apanage de l’électro, alors pourquoi suis-je une fois de plus en train de fuir le vrai sujet ? Peut-être car ce long-format est trop froid, trop calculé, pas assez humain, ni assez animal, ni assez cool. Mais pourquoi ai-je peur de le dire ? Puisque j’ai vu ce groupe en live et que j’ai apprécié cet esprit à-côté. L’aventure c’est le live, on s’était juste trompé de sujet.