Chronique de disque : BODEGA

Bodega
Endless Scroll
(What’s your Rupture?)
En concert chez nous le 13/04

 

Faut-il encore tendre l’oreille vers Brooklyn ? La gifle que nous balancent les cinq de Bodega nous plonge le nez dans notre outrecuidance. C’est qu’il peut être arrogant ce groupe composé de trois filles et d’une paire de gars. Cela fait même partie du jeu, cet art-punk qui met la dance de travers et le sourire en coin. Avant eux assurément les B52’s et les Talking Heads mais surtout une fascination pour le post-punk britannique des origines à la Delta 5, Au Pairs ; Raincoats, LiLiPUT ou revival tels New Young Pony Club. Bon alors, suiveurs, copieurs ? Sous influences certainement mais Bodega se détache du calque par son talent pop et ses sorties de cadre sarcastiques. Avec une production cornaquée par Austin Brown (Parquet Courts) qui dégaine à nouveau le Tascam 388, Bodega retrouve parfois la route des Amériques avec Pavement et forcément Parquet Courts dans l’oreillette et même un flow rap sur quelques scansions bien senties. Scroll’n’roll.

Bertrand Lanciaux