Chronique de disque : A.A. BONDY

A.A. Bondy
Enderness
(Fat Possum Records)
En concert chez nous le 22/05

 

Il se raconte que cet album s’est bouclé la veille de l’incendie qui ravagea la maison de ce survivant d’Augeste Arthur Scott Bondy. La légende Bondy y était entrée par la petite porte de la grande histoire du grunge avec son groupe Verbena. Les planètes en ayant décidé autrement, A.A. Bondy partit faire des ricochets avec de sublimes albums solo de folk bizarre. Empreint de la mystique gothic de son Alabama natal, A.A. Bondy nous revient après une trop longue absence. Sans errance, cet album, réalisé intégralement en solitaire, montre la carrure d’un grand songwriter fragile. Sans tomber dans la facilité des bouts de ficelle, cet indie folk s’éclaire à la chandelle mais ne renie pas la modernité. En dix titres, souvent crépusculaires, on mesure combien ce loner est populaire auprès des fantômes et des ruines oubliées. Mauvais augure mais excellent album.

Bertrand Lanciaux