Chronique de disque : BLACK MARBLE

BLACK MARBLE

Bigger Than Life

(Sacred Bones Records)

En concert chez nous le 01/02

Déménager un projet solo de New York vers Los Angeles, ça ne prend pas beaucoup de place dans les cartons. Chris Stewart a donc décidé d’emmener sa créature cold-wave Black Marble se réchauffer les os au soleil californien. Cet album est l’histoire, le fruit de cette translation vers l’ouest. Car Chris Stewart est un narrateur, un auteur même. Musicalement, on glisse d’un univers assez dark vers une synth pop plus lumineuse, moins référencée New Order forever. Une aération qui offre plus de place aux textes, sans les surligner par les climats pesants des précédents albums. Ici moins de narcissisme, d’auto-flagellation mais l’émergence d’un vrai regard, fruit d’introspections et d’observations. Une sensibilité caustique que l’on retrouve chez un Stephin Merritt, carrément. Assurant seul l’écriture, l’interprétation, l’enregistrement et la production de ce Bigger Than Life, Chris Stewart dépasse sa petite personne pour atteindre une profondeur remarquable sans se noyer dans les clichés.

– Bertrand Lanciaux –