Chronique de disque de William Z Villain

Malgré un patronyme qui fleure bon le Moyen-Âge, ce Villain-ci s’impose comme l’un des hérauts d’un blues hanté mais pas forcément antique – disons sans âge. Jouées sur une guitare National Resonator à… huit cordes, ces ballades pour pendus jouent avec les point de suspension – rythme chaloupé, voix transformée, étranges mélodies jaillies d’on ne sait quel crossroads. Éditée par le vénérable label Normandeep Blues Records, son premier LP doit autant aux traditions blues et folk américaines qu’au cabaret européen ou aux effluves caribéennes. Sa carte d’identité est formelle : cet Américain est né dans le Wisconsin voici 26 ans. On jurerait pourtant que ce jeune homme a déjà vécu mille vies ténébreuses, picaresques, cabossées – à l’image de son œuvre.

– Thibaut Allemand –

En concert chez nous le 30/05