Chronique de disque : VIVE LA VOID

Vive La Void
Vive La Void

(Sacred Bones Records)
En concert chez nous le 24/10

 

L’osmose Moon Duo reposant sur l’alchimie Ripley Johnson/Sanae Yamada, on redoutait l’escapade solo de Yamada. Loin de claudiquer sur une jambe, Yamada peut s’appuyer sur sa science des claviers. Au fil des sept tableaux de cet album, le projet Vive La Void prend corps, y compris dans le vaporeux et l’éther. Yamada maîtrise son sujet et dompte ces volutes de modulations dans une improbable chasse au dragon. Ces compositions se savourent dans un état de concentration et avec un bon appareillage audio. Quel bonheur que de participer à sa propre évaporation en compagnie de ces effluves de notes synthétiques. Les répétitions en spirales et les superpositions sonores sécrètent un délicieux venin. Le remarquable travail de production achève d’emballer le colis vers des destinations inconnues. Logistique minimale mais transport assuré.

Bertrand Lanciaux