Chronique de disque : YAN WAGNER

YAN WAGNER
This Never Happened
(Her Majesty’s Ship / [PIAS])

 

Forty Eight Hours (2012) mariait souvenirs fantasmés de la techno pop et songwriting soigné. En compagnie du maître Arnaud Rebotini, le franco-américain Yan Wagner payait son tribut à New Order, Kraftwerk, Depeche Mode (sa voix est d’ailleurs très proche de celle de Dave Gahan), et se payait le luxe de convier Etienne Daho – qui l’inviterait à son tour l’année d’après. Cinq ans plus tard, le trentenaire, auteur d’une thèse pas banale – Constructions et représentations d’un loisir de masse : les discothèques de Paris, New York et Londres (1960-1983) – délaisse un peu la cadence des clubs pour plonger dans une pop électronique richement arrangée (cordes, flûtes, etc.). Produit par Jean-Louis Piérot (Daho, Bashung…), ce deuxième essai aligne tubes imparables (No Love), mélancolie numérique (A River of Blood) et reprend même… Frank Sinatra ! Le casse du siècle, tout simplement.

Thibaut Allemand