CHRONIQUE DE DISQUE IMARHAN

Imarhan (City Slang) - avril 2016

Où l’on évoquera, comme un passage obligé, les chefs de file du blues touareg Tinariwen. Il y a un air de famille, c’est vrai : ces Berbères viennent de Tamanrasset (dans le sud de l’Algérie), et le chanteur Sadam Iyad n’est autre que le neveu du bassiste de…Tinariwen, qui a produit ce second album éponyme. Enfin, comme eux, Imarhan s’est fait un nom sur la scène indie – acclamé par Howe Gelbe (Giant Sand), partageant la scène avec Steve Shelley (Sonic Youth). Ceci posé, il serait injuste de les réduire à ce prestigieux cousinage. Mêlant percussions traditionnelles et Gibson SG, ce quintet excelle dans le blues délicat et méditatif et n’est pas manchot à l’heure de composer un funk brûlant. À l’image de ce Sahara dont les dunes disparaissent et se déplacent au gré du vent, on n’entend jamais deux fois la même chose dans ce disque où il fait bon se perdre et s’égarer.

 

Thibaut Allemand