CHRONIQUE DE DISQUE STEVE ‘N’ SEAGULLS

Farm Machine - septembre 2016

D’Aki Kaurismäki aux Leningrad Cowboys, on connaissait l’humour farfelu des Finlandais. Tradition perpétuée avec ces cinq hurluberlus en salopettes et peau de bêtes. Des rednecks venus du froid, armés de banjos, mandolines et contrebasse, pour reprendre en mode bluegrass des standards du hard rock – pour le dire vite : The Trooper (Iron Maiden), Seek And Destroy (Metallica), mais aussi Thunderstruck (AC/DC), Black Dog (Led Zeppelin) ou Paradise City (Guns N’Roses). Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, mais on se surprend à apprécier l’album sur la longueur. Le banjo remplace joliment les guitares héroïques et, dénuées de tout décorum, ces relectures finalement respectueuses se suffisent à elles-mêmes. Et question grosse marrade, on ne fera jamais mieux qu’Apocalyptica – mais eux ne le font pas exprès.

 

Thibaut Allemand