CHRONIQUE DE DISQUE THE DANDY WARHOLS

Distortland (Dine Alone) - avril 2016

Loin de l’image de branleurs arrivistes dépeinte dans Dig! (2004), fameux documentaire signé Ondi Timoner, The Dandy Warhols poursuit modestement sa route. Comparé au Brian Jonestwown Massacre – leurs frères ennemis, autrefois losers magnifiques – les rôles se sont inversés. Pourtant, la bande à Courtney Taylor-Taylor n’a pas raccroché et poursuit son œuvre, ne lâchant rien de ses fixettes sixties et seventies – The Rolling Stones en tête. D’ailleurs, le démarrage Search Party évoque Give Out But Don’t Give Up (1994), le plus stonien des albums de Primal Scream. Quant au (beau) reste, citons le rock’n’roll primal et futuriste de Pope Reverend Jim ou la ballade psyché folk Give In. The Dandy Warhols signent une nouvelle fois un LP imparfait, certes, mais contenant son lot de grandes chansons.

 

Thibaut Allemand